Shaping the future of animal health
Groupe Virbac

Rapport
annuel 2016

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Entretien avec Éric Marée
Président du directoire du groupe Virbac

Nous tablons notamment
sur le potentiel de développement
des produits de
nutrition et reproduction.

Vidéo

2016 : début de redressement

COMMENT LES PERFORMANCES DE 2016 SE SITUENT-ELLES PAR RAPPORT AUX PRÉVISIONS ?

À 4,4%, notre croissance organique est en ligne avec nos dernières prévisions mais inférieure aux 7% annoncés en début d’année. Notre performance financière a été fortement impactée par l’évolution des changes qui nous a été très défavorable dans un certain nombre de marchés majeurs, en particulier le Royaume-Uni, le Mexique, l’Inde et l’Afrique du Sud. À taux de changes constants, le résultat opérationnel courant avant amortissement des actifs issus d’acquisitions, en progression de 61%, dépasse toutefois la cible fixée à 10% du chiffre d’affaires. De la même manière, le désendettement de 58 M€ de 2016 va au-delà de l’objectif annoncé de 50 M€.

QU’EN EST-IL DE L’ÉVOLUTION DE L’ACTIVITÉ VIRBAC À L’INTERNATIONAL ?

Nos attentes ont globalement été satisfaites mais avec des intensités variables. Le rebond prévisible aux États-Unis a bien eu lieu mais il a été moins fort qu’espéré, essentiellement du fait d’un retour plus lent que prévu de nos principaux produits sur le marché. La levée par la FDA de la warning letter pesant sur le site de St. Louis n’est en effet intervenue qu’en toute fin d’année. Au Chili, nous étions réservés sur nos perspectives en aquaculture en raison des pressions concurrentielles et sanitaires s’exerçant sur la filière saumon. Ces difficultés ont malheureusement été confirmées et amplifiées par la propagation, en début d’année, d’une « algue tueuse » qui a décimé environ 20% des élevages chiliens. La situation reste très saine dans les autres régions du monde qui comptent pour les trois-quarts de nos activités. La croissance a ainsi été conforme à nos attentes ambitieuses dans les régions Amérique latine et Asie-Pacifique, avec des progressions à deux chiffres à taux constants dans plusieurs pays dont le Brésil et la Chine. L’Europe a crû au-delà des espérances grâce à de beaux développements dans la plupart des pays, essentiellement liés à nos nouveaux produits.

ET LE BILAN PAR ESPÈCE ?

En animaux de compagnie, la croissance de Virbac a été élevée dans toutes les régions, en particulier aux États-Unis, avec un effet de rattrapage sur le volume de ventes anormalement bas de 2015. En revanche, nos activités liées aux animaux de production stagnent, les progressions enregistrées dans le domaine bovin étant malheureusement masquées par le recul de l’aquaculture.

DANS CE CONTEXTE, COMMENT L’ANNÉE 2017 SE PRÉSENTE-T-ELLE ?

2017 devrait voir une progression modérée de nos activités. Nos perspectives restent assez bonnes en Europe et même très bonnes pour les zones Asie-Pacifique et Amérique latine. Aux États-Unis, les derniers produits encore absents du marché et ne nécessitant pas de variation de leurs dossiers d’enregistrement vont être de nouveau commercialisés dans les premiers mois de l’année. En parallèle, nous pouvons enfin travailler à des variations de dossiers et envisager de nouveaux dépôts. Notre volume d’affaires devrait être proche de celui de 2016 : les produits vendus aux distributeurs en fin d’année 2016, comme Iverhart Max (antiparasitaire interne), devront en effet être écoulés avant que les commandes de réassort ne prennent de l’ampleur. Au Chili, le marché demeure perturbé. Aussi ne comptons-nous pas encore sur une amélioration nette de nos perspectives.

COMMENT VOYEZ-VOUS SE PROFILER L’AVENIR À MOYEN TERME ?

Nous continuerons à nous appuyer sur les deux piliers ayant historiquement fait la force de Virbac : l’innovation et le dynamisme commercial. Nous avons maintenu notre effort de recherche et développement ces deux dernières années en dépit de résultats financiers en retrait. Nous sommes confiants dans le potentiel des innovations produits qui en résulteront, en particulier dans le domaine des antiparasitaires, pour animaux de compagnie comme pour bovins, ainsi qu’en dermatologie et à plus longue échéance en biologie. Nous tablons en outre sur le fort potentiel de développement de certains de nos produits ou gammes, en particulier dans le domaine de la reproduction et du petfood pour animaux de compagnie. Enfin, l’intensification de nos efforts pour digitaliser nos approches commerciales va permettre de dynamiser les relations avec nos clients, qu’il s’agisse des vétérinaires ou des propriétaires d’animaux.

QUELLES SONT LES PERSPECTIVES 2017 AU PLAN FINANCIER ?

Notre effort de recherche et développement devrait se maintenir à environ 8% du chiffre d’affaires avant déduction du crédit d’impôt recherche, comme les années précédentes. Nous continuerons par ailleurs d’améliorer le ratio des autres dépenses opérationnelles par rapport au chiffre d’affaires, ce qui devrait se traduire par une amélioration du taux de rentabilité opérationnelle d’environ un demi-point à taux de change constants. L’attention que nous portons aux investissements et l’évolution favorable de notre besoin en fonds de roulement devraient permettre de poursuivre le désendettement du Groupe d’environ 30 à 50 M€.

59%
animaux de
compagnie
872 M€
41%
animaux de
production

CHIFFRES
D’AFFAIRES 2016
7e MONDIAL

(+4,4% à taux de change et périmètre constants vs 2015)

RÉPARTITION DU CHIFFRE D’AFFAIRES PAR ZONE

Répartition CA mondialRépartition CA mondialEuropeAmérique latineAmérique du nordAsiePacifiqueAfrique & Moyen-Orient

Finance : vers une trésorerie optimisée

Habib Ramdani
HABIB RAMDANI,
directeur des
Affaires
Financières

En 2015, deux évènements marquants ont profondément modifié la structure financière du Groupe. L’acquisition des produits Sentinel aux États-Unis a multiplié par trois la dette de Virbac. Dans le même temps, les difficultés sur le site industriel américain de St. Louis ont pesé sur nos résultats en les divisant par deux entre 2014 et 2015. Ces évènements nous ont conduit à considérer le désendettement et l’amélioration de notre levier financier comme une priorité. Ils ont contribué à accélérer la mutation de Virbac vers une culture d’optimisation de la trésorerie à tous les échelons de l’organisation.

Au niveau Groupe, de très nombreux projets ont débuté en ce sens, comme la mise en place de programmes de pré-financement et d’optimisation de la remontée de la trésorerie des filiales, dont bon nombre sont intégrées dans un cash-pooling. En 2016, nous avons ainsi inauguré avec succès les premiers programmes d’affacturage du Groupe en Europe et aux États-Unis. Dans les filiales commerciales, au-delà des indicateurs traditionnels de chiffre d’affaires et de résultat opérationnel, nous avons adopté des indicateurs permettant de suivre l’amélioration du besoin en fonds de roulement et initié de nombreux projets locaux en vue d’optimiser la génération de trésorerie.

Ces évolutions vont se pérenniser en 2017 et dans les années qui viennent. Elles vont nous permettre de continuer à optimiser notre génération de trésorerie tout en poursuivant la reprise de notre activité et notre marche en avant.

Chiffres clés

(en millions d'euros)

à taux de change et périmètres constants (en %)

(en millions d'euros)

(en millions d'euros)

(en millions d'euros)
*Retraité de l'impact IFRIC 21

(en millions d'euros)
*Retraité de l'impact IFRIC 21

(en millions d'euros)

(en millions d'euros)

Innovation : agir sur les deux fronts

Jean-Pascal Marc
JEAN-PASCAL MARC,
directeur Innovation
Produits Groupe

Dans un marché vétérinaire mondial en croissance, d’importants bouleversements sont à l’œuvre : essor des produits de prévention, restriction de l’usage des antibiotiques, nouvelles molécules antiparasitaires en animaux de compagnie... Adossé aux sciences de la vie où les progrès scientifiques sont particulièrement rapides, le secteur impose des contraintes réglementaires fortes tout en valorisant l’innovation.

Dans ce contexte, l’année 2016 a principalement été consacrée à un travail conséquent de défense, maintenance et mise en conformité de nos produits et principes actifs. Un effort d’autant plus crucial que le principe d’extra-territorialité des contrôles opérés par les agences réglementaires s’applique toujours plus largement hors de l’Europe et des États-Unis.

Pour l’innovation, nous pouvons compter sur nos atouts. À commencer par une forte réactivité et la présence à l’international de nos équipes dédiées au développement, qui permet d’adapter nos innovations aux spécificités de chaque territoire. Désireux par ailleurs de privilégier les innovations d’offres qui créent leur marché, Virbac est engagée dans plusieurs accords de co-maturation avec des laboratoires de recherche publique, dans le domaine des vaccins et des substituts aux antibiotiques et collabore avec des biotechs sur d’autres domaines.

L’événement de l’année 2017 sera à n’en pas douter la reprise progressive d’une dynamique de développement sur le site de St. Louis. Dans le reste du monde, des dossiers d’enregistrement et projets de développement significatifs devraient être finalisés avec plusieurs AMM en ligne de mire pour 2018.

TOUJOURS PLUS LOIN DANS LA NUTRITION ANIMALE

Avec la gamme préventive de croquettes pour chiens et chats sains, Virbac a fait en 2016 une percée remarquée sur le marché du petfood. Ces produits se distinguent par leur composition particulièrement adaptée aux carnivores. En novembre 2016, Veterinary HPM Adult Small & Toy a été qualifié par l’organisme indépendant UFC-Que Choisir comme l’un des « meilleurs choix » parmi les vingt aliments complets pour chiens testés. En parallèle, Virbac a poursuivi le développement de la gamme diététique qui aboutira au lancement en 2017 de 14 références couvrant les principales pathologies des chiens et des chats. Pour appuyer sa démarche scientifique, Virbac a réalisé pas moins de 28 études en partenariat avec six universités européennes.

INNOVATION DE RUPTURE EN DERMATOLOGIE

Un chien sur quatre connaît un problème dermatologique au cours de sa vie et un vétérinaire traite en moyenne un cas dermatologique par jour. Fort de ce double constat, Virbac fait date au Congrès mondial de dermatologie vétérinaire 2016 en présentant Skin Innovative Science (S-I-S). Cette technologie nouvelle génération sans équivalent sur le marché de la santé animale présente dans cinq produits de dermatologie dont plusieurs shampooings, permet de stimuler les peptides antimicrobiens endogènes et de limiter l’adhérence des microbes pour aider la peau des chats et des chiens à retrouver son équilibre naturel.

Plus de 500 collaborateurs dédiés à l’innovation en 2016

Qualité : des systèmes
toujours plus homogènes

Marc Bistuer
MARC BISTUER,
directeur des
Opérations
Industrielles
et Assurance
Qualité Groupe

Dans un secteur soumis à de multiples réglementations assorties de contrôles de plus en plus fréquents tout au long de la vie du produit, notre activité de production subit de fortes pressions en termes de conformité.

C’est pourquoi, en 2016, nous avons suspendu temporairement la fabrication et la commercialisation du vaccin combiné LR (leptospirose/rage) suite à la détection d’une non-conformité sur un lot de semi-finis de cette fraction. Le plan d’actions biologie qui en découle doit renforcer à terme la maîtrise de nos procédés de fabrication des vaccins. Un sujet clé dans un domaine où nous travaillons le vivant, variable par essence et dont nous assurons la reproductibilité. 2016 se clôt par ailleurs sur la levée de la warning letter qui avait placé le site américain de St. Louis sous surveillance de la FDA un an plus tôt. C’est là l’épilogue favorable d’une année consacrée à la mise en œuvre du plan d’amélioration du système qualité de l’usine.

Enfin, nous avons déployé dans les filiales du Groupe notre nouvelle politique qualité. Décrivant nos engagements dans ce domaine, elle s’inscrit dans le cadre d’un dispositif plus large, le Virbac quality system (VQS), qui vise à harmoniser la qualité pharmaceutique de nos produits. Un pas de plus vers l’homogénéisation des systèmes qualité au plan international.

En 2017, au-delà de la simple compliance dans toutes les unités de production, le renforcement de la maîtrise opérationnelle des processus qualité sera l’une de nos priorités, en parallèle de notre démarche globale d’optimisation du parc industriel Virbac.

MEXIQUE : VIRBAC MODERNISE SON PARC INDUSTRIEL
C’est un projet d’envergure qui voit son aboutissement en 2016 avec le transfert de la filiale mexicaine sur le nouveau site d’Argo Navis. Créée en 1992, la filiale a doublé son chiffre d’affaires et sa production entre 2010 et 2016. Il devenait donc nécessaire d’accroître ses capacités de production tout en répondant mieux aux exigences de qualité locales. Le nouveau site rassemble en un lieu unique activités industrielles, entrepôt, laboratoire de contrôle qualité et locaux administratifs. La production, centrée à 80% sur les injectables, réalise à cette occasion un important saut technologique, en passant d’une fabrication peu automatisée à une fabrication intégrant les équipements les plus modernes en matière de stérilité.

ST. LOUIS MISE SUR LA CONFORMITÉ
Objet d’une warning letter de la FDA depuis fin 2015, le site américain de St. Louis poursuit en 2016 un travail de fond pour aligner son système qualité sur les Bonnes pratiques de fabrication (BPF). La formation intensifiée, la revue des processus et la présence systématisée des managers sur le terrain améliorent la capacité des équipes à résoudre rapidement tout écart de qualité. Ces actions s’inscrivent dans un plan d’amélioration du système qualité qui bénéficie de moyens humains conséquents avec 60 recrutements en 2016. Fin décembre, les résultats sont là : le site de St. Louis confirme son statut GMP (Good manuacturing practice), mettant fin à deux années de gel de lancements de produits et variations de dossiers d’enregistrement.

15 projets industriels et qualité déployés en 2016

Business : renforcer la dynamique

version vidéo

En 2016, Virbac a réalisé un chiffre d’affaires de 872 M€, soit une croissance de 4,5% à taux constants par rapport à 2015. Près de deux tiers des filiales Virbac ont gagné en parts de marché et trois quarts d’entre elles ont amélioré leur rentabilité par rapport à 2015.

Ces performances ont été masquées par le recul de notre activité au Chili. En dehors de ce pays, en retrait de 18% par rapport à 2015, toutes les zones Virbac ont progressé à taux constants en 2016 avec des croissances à deux chiffres dans une dizaine de pays dont la Chine et le Brésil. Les ventes en Europe ont connu une belle croissance (+4,3%) de même qu’en Asie/Pacifique/Afrique & Moyen-Orient (+6,6%) même si dans cette région, la progression a été moindre que les années précédentes du fait de fortes sècheresses en Inde et en Afrique du Sud. Nous avons également assisté à un rebond en Amérique latine dont la performance a principalement été tirée par le Brésil (+20,4%) et la Colombie (+14,6%). Aux États-Unis, les résultats sont inférieurs à nos attentes, essentiellement à cause du non-retour de certains produits et du retour tardif de la gamme Iverhart, suite à la suspension temporaire du statut GMP de l’usine de St. Louis.

Du côté des espèces, l’activité aquaculture a connu des difficultés en 2016 liées à la prolifération d’une « algue tueuse » qui a décimé environ 20% de la population de saumons adultes. En parallèle, le retour d’un concurrent majeur en 2016 sur le segment des antibiotiques a eu pour conséquence la diminution de nos ventes sur ce segment important du secteur aquacole. Du côté des ruminants, on enregistre une croissance notable des injectables anti-infectieux (+32,5%), en particulier en Europe (principalement en France) et en Amérique latine (principalement au Brésil et au Mexique). Les vaccins, segment sur lequel Virbac connaît une croissance régulière, progressent également (+10%). Cependant, la moindre performance en aquaculture, couplée à des résultats contrastés selon les régions sur les autres secteurs bovins (en particulier du fait de la réglementation sur les antibiotiques critiques) et sur le marché industriel des porcs-volailles, explique le recul de notre activité animaux de production en 2016.

En animaux de compagnie, on note là aussi plusieurs réussites avec des croissances à deux chiffres aussi bien pour Suprelorin (implant contraceptif) que pour la nouvelle gamme petfood physiologique (lancée en Europe en 2015) et nos portefeuilles produits en dermatologie et en dentaire, notamment aux États-Unis. Malgré la moindre performance des gammes Iverhart et Sentinel sur le marché américain, les antiparasitaires internes ont également réalisé de bons résultats en 2016 avec une croissance à deux chiffres.

Après le retour d’une dynamique positive en 2016, 2017 devrait être une année de consolidation de nos activités. Les perspectives au Chili et aux USA restent encore un peu incertaines, mais suite à la récupération du statut GMP sur le site de St. Louis, nous attendons une reprise du business au niveau des cliniques vétérinaires aux États-Unis avec le retour d’Iverhart Max et notre gamme antiparasitaire désormais complète. Enfin, les prévisions de croissance sont relativement bonnes pour les autres régions (Europe, Amérique latine, Asie/Pacifique/Afrique & Moyen-Orient). La performance prévue pour 2017 devrait par ailleurs être soutenue par la dématérialisation progressive de certaines de nos activités, à l’instar des initiatives digitales 2016 en Chine et en Europe.

RÉVOLUTION DIGITALE EN CHINE

Virbac accompagne la digitalisation du marché vétérinaire chinois. Fin 2015, forte d’une croissance annuelle moyenne de 30% sur les cinq dernières années, Virbac Chine compte 1 200 clients parmi les principales cliniques vétérinaires du pays. Mais les produits et marques Virbac, qui ont gagné en notoriété, sont également vendus de manière non contrôlée sur 1 300 sites en ligne. En 2016, la filiale entreprend donc de réguler ce marché : fermeture des sites illégaux ou ne respectant pas sa charte qualité et signature de partenariats avec 60 sites sélectionnés. Virbac joue également la carte web to store en s’appuyant sur les plateformes e-commerce pour drainer les propriétaires d’animaux vers les cabinets vétérinaires via un système d’e-coupon.

UNE ALTERNATIVE À LA STÉRILISATION CHIRURGICALE

Suprelorin est un implant de la taille d'un grain de riz dont le principe actif, à libération prolongée et contrôlée, permet une stérilisation temporaire et réversible actuellement chez le chien et furet mâle, et ce renouvelable durant toute la vie de l’animal. Présent aujourd’hui principalement en Europe, ce concentré de technologie offre les bénéfices d'une stérilisation chirurgicale, sans douleurs. Or, chaque année, 30 millions de chiens et chats sont stérilisés dans le monde. Fort de son succès depuis 2008 et avec des ventes en progression de 11,3% en 2016, Suprelorin pourrait à l’avenir bénéficier à d’autres genres et espèces animales dans d’autres territoires.

MARCHÉ DENTAIRE : HARO SUR LE TARTRE

La plaque dentaire a pour conséquences une mauvaise haleine et potentiellement des maladies parodontales. C’est le cas de 80% des chiens de plus de 2 ans. Pionnier sur le marché dentaire, Virbac propose dans la plupart des pays une offre large adaptée au besoin du propriétaire et de son animal pour une gestion efficace de l’hygiène bucco-dentaire des chiens et des chats : lamelles à mâcher végétales ou utilisant une technologie enzymatique, kits dentifrices/brosses à dents et solution à verser dans l’eau de boisson. En 2016, sur le marché pivot que constituent les États-Unis, Virbac signe une performance à deux chiffres sur la gamme dentaire suite en particulier à un élargissement de son circuit de distribution.

19 filiales ont réalisé une croissance supérieure au marché en 2016

Sponsoring : le vétérinaire du grand large

Depuis 15 ans, Virbac est sponsor de Jean-Pierre Dick dans les plus grandes compétitions mondiales de course au large. Membre du directoire, chargé des projets spéciaux et président de la Fondation d’Entreprise Virbac, ce vétérinaire de formation valorise la profession sur toutes les mers du globe. Par sa personnalité chaleureuse et son parcours sportif exemplaire, il incarne l’esprit de l’entreprise en une proximité de valeurs tissée d’engagement, de détermination et de dépassement de soi.

LE VENDÉE GLOBE SUR LE FIL
L’année 2016 est tout entière tendue vers l’objectif du Vendée Globe, la mythique course autour du monde en solitaire. Jean-Pierre Dick s’y prépare avec deux épreuves transatlantiques : la Transat Bakerly Plymouth/New-York et la course retour New-York/Les Sables d’Olonne. Il y prend ses marques à bord d’un nouveau bateau particulièrement physique, équipé de foils, un pari novateur sur la vitesse mais risqué, qui fragilise le monocoque. Aux commandes de son nouvel Imoca, un bolide qu’il n’a guère eu le temps d’apprivoiser, Jean-Pierre réalise, le 6 novembre 2016 à Port Olonna, un départ fulgurant. Suivent 80 jours de course durant lesquels le Niçois sait rattraper ses erreurs sans fléchir, prenant des options audacieuses mais payantes. Le 25 janvier 2017, il franchit de haute lutte la ligne d’arrivée en 4e position, suivi par Yann Eliès 1h23 après, soit le plus petit écart jamais enregistré dans l’histoire de la course. Avec Armel Le Cléac’h, Jean Le Cam et Mike Golding, Jean-Pierre Dick entre ainsi dans le panthéon des skippers ayant terminé trois Vendée Globe.

LES VÉTÉRINAIRES AUX PREMIÈRES LOGES
En 15 ans, les opérations de relations publiques organisées autour du programme de course de Jean-Pierre Dick auront permis de recevoir plus de 2 500 vétérinaires dans 13 pays. À la clé, des journées de navigation, des visites du bateau, le suivi des départs et arrivées à bord de vedettes, autant d’expériences riches en émotion partagées dans un esprit convivial et attentionné.

UN OUTIL DE COMMUNICATION PUISSANT
Le sponsoring voile contribue également à la notoriété et à l’image globales de l’entreprise. En tant que partenaire titre du bateau StMichel-Virbac, la marque bénéficie d’abondantes retombées médiatiques. L’engagement de Virbac aux côtés de Jean-Pierre Dick génère ainsi en moyenne 40 articles par semaine hors période de course et jusqu’à 1 200 articles hebdomadaires durant les courses les plus médiatisées comme le Vendée Globe, la Transat Jacques Vabre ou la Route du Rhum. En novembre 2017, StMichel-Virbac prendra le départ de la Transat Jacques Vabre en double avec Yann Eliès.

Ressources humaines :
le développement au service de la performance

Francesca Cortella
FRANCESCA CORTELLA,
directeur des
Ressources
Humaines
Groupe

Marchés en mutation, essor des nouvelles technologies, renforcement des contraintes réglementaires : notre organisation doit sans cesse s’adapter. En particulier, avec l’augmentation des niveaux d’exigence et des investissements consentis en matière de production et de qualité, les qualifications requises évoluent.

Face à ces nouveaux enjeux, offrir aux collaborateurs les meilleures chances de réussite en développant leurs compétences est devenu indispensable. L’année 2016 voit donc la mise en place d’un entretien de développement, l’expansion de notre plateforme Groupe d’e-learning et les prémices de Virbac business school (VBS), université d’entreprise pour le développement des compétences des collaborateurs marketing et ventes.

En complément du recrutement de talents externes, nous misons sur une politique de mobilité interne dynamique, entre les métiers mais aussi entre les pays. Depuis 2016, nous offrons à nos salariés une meilleure visibilité sur leur possibilité d’évolution dans l’entreprise à travers la diffusion en interne des offres d’emploi.

Nous allons continuer à investir fortement dans le développement d’outils de formation digitaux, notamment enrichir les programmes proposés en format blended learning qui associe formations individuelles en ligne, classes virtuelles et sessions présentielles.

DÉVELOPPEMENT : LE COLLABORATEUR AU CŒUR DU PROCESSUS

Le développement des compétences et l’anticipation de leur évolution sont majeurs pour la performance de l’entreprise. En 2016, un entretien dédié propose aux collaborateurs d’être acteur de leur propre développement. Avec leur manager qui assure le rôle clé d’accompagnant, ils travaillent à la construction d’un plan d’actions orienté sur la fonction actuelle. Le but : améliorer certains savoir-faire ou savoir-être mais aussi consolider les forces existantes. Cette dynamique de développement, pour laquelle l’engagement du collaborateur est un prérequis indispensable, doit permettre à chacun de mieux comprendre l’organisation et la culture d’entreprise et ainsi favoriser la rétention des talents au sein du Groupe.

ÉTATS-UNIS : VALORISER LES INITIATIVES DES COLLABORATEURS

Le feedback constructif et la reconnaissance de l’engagement des collaborateurs sont des éléments clés de l’approche RH Virbac qui place l’homme au cœur de son organisation. Dans cette perspective, Virbac États-Unis a initié en 2016 le programme Compass Award qui attribue chaque mois des coupons-cadeaux à un ou deux collaborateurs de la filiale sur proposition de leurs pairs. Le comité de sélection, composé de six collaborateurs de différents services et de tout niveau hiérarchique, s’appuie sur les valeurs de l’entreprise pour désigner les gagnants : une récompense qui distingue les contributions positives aux objectifs de l’entreprise au-delà de ceux attendus dans la fonction.

Plus de 25% des postes pourvus via la mobilité interne dans le Groupe

Andrew Herden
ANDREW HERDEN,
directeur financier,
Virbac Australie

" Après cinq années à Fort Worth, au Texas, j’ai été nommé directeur financier en Nouvelle-Zélande pour deux ans, puis très récemment en Australie. Appliquer mes compétences techniques et comportementales à différents contextes culturels et business models m’a permis d’apprendre comment devenir un manager efficace dans un environnement multiculturel. Je crois que l’entreprise gagne à cette transversalité qui favorise le partage de bonnes pratiques d’une filiale à l’autre. "

Arnaud Le Goff
ARNAUD LE GOFF,
responsable projets
industriels Groupe,
Carros

" J’ai intégré Virbac en 2012 comme responsable de production avant de rejoindre les équipes américaines de St. Louis fin 2014 dans le cadre d’une mission temporaire liée à un transfert de technologie. Cette mobilité m’a offert de formidables opportunités de faire progresser mes compétences techniques, comportementales et mes capacités d’adaptation, mais aussi de développer mon réseau, le tout au bénéfice de l’entreprise. La mobilité, c’est aussi un vrai défi, car en tant qu’expert, les gens attendent beaucoup de vous. "

Vanessa MacDonald
VANESSA MACDONALD,
directeur général
Virbac Nouvelle-Zélande
après un poste de
responsable marketing
global au siège

" En se déclarant mobile, il faut accepter de sortir de sa zone de confort. Mais si l’on est engagé, la mobilité est un pari gagnant-gagnant : plus-value pour l’entreprise, carrière boostée pour le salarié. Sur le plan personnel, l’expérience est gratifiante à tout âge. C’est sans doute plus facile lorsqu’on est jeune et sans enfant, mais lorsqu’on est parent, on ne peut leur offrir plus belle opportunité d’ouverture d’esprit. "

François Dennewald
FRANÇOIS DENNEWALD,
directeur juridique
& responsable business
development,
Amérique latine

" Après deux ans au siège comme responsable juridique en charge de la gouvernance et des projets d’acquisition, j’occupe aujourd’hui une double responsabilité pour la zone Amérique latine, business development et fonction support juridique, ce qui est assez rare dans les grandes entreprises plutôt en quête de ressources très spécialisées. J’apprécie cette approche flexible de la mobilité qui me permet de me développer tout en exerçant mes fonctions de manière plus productive pour le Groupe, avec un vrai rôle de pont entre le centre de décisions stratégiques et les équipes opérationnelles. "

Une gouvernance équilibrée au service
du développement du Groupe

La gouvernance de Virbac repose sur des principes qui contribuent à maintenir l’équilibre nécessaire à la performance et au bon développement du Groupe.

SÉPARATION DES POUVOIRS ET COLLÉGIALITÉ
Depuis 1992, Virbac a adopté une séparation entre les fonctions de direction stratégique et opérationnelle, exercées par le directoire, et le contrôle de cette gestion, dévolu au conseil de surveillance. Cette organisation répond au souhait d’équilibre des pouvoirs entre les fonctions exécutives et de supervision. Elle implique un dialogue régulier et efficace entre le directoire et le conseil de surveillance ainsi qu’une confiance mutuelle.
La collégialité est un principe d’organisation clé de la gouvernance de Virbac. Le fonctionnement de ses deux organes sociaux, conseil de surveillance et directoire, repose sur la recherche d’une position partagée par leurs membres respectifs et sur une prise de décision collective, résultat d’un véritable travail d’équipe.

DES DIRIGEANTS ENGAGÉS ET EXPÉRIMENTÉS
La gouvernance de Virbac s’appuie sur des organes sociaux resserrés, composés de personnes fortement et durablement engagées. Leur expérience professionnelle couvre de nombreux aspects de la gestion courante d’un grand groupe international. À l’exception de sa vice-présidente, l’ensemble des membres du conseil de surveillance sont des dirigeants d’entreprise ayant une longue expérience de la gestion opérationnelle. L’engagement des dirigeants de Virbac, qu’il s’agisse des membres du conseil de surveillance ou des membres du directoire, repose sur une implication dans la durée, au service de la stratégie à long terme du Groupe. Par ailleurs, l’implication des membres du conseil de surveillance et du censeur de Virbac ne se limite pas à leur participation active au cours des débats formels du conseil. Elle prend également la forme d’échanges informels réguliers et de réunions ad hoc ponctuelles lorsque les circonstances l’exigent.

UNE GOUVERNANCE EN CONSTANTE AMÉLIORATION
Virbac suit les recommandations du Code de gouvernement d’entreprise Afep-Medef. Le Groupe continue à améliorer ses pratiques de gouvernance. Dans certains cas, il dépasse les objectifs fixés par le Code Afep-Medef, notamment en ce qui concerne la représentation entre les femmes et les hommes, le conseil étant composé de trois femmes et de trois hommes.

LE DIRECTOIRE

Le directoireLe directoire

Sa mission est d’assurer la direction stratégique et opérationnelle du groupe Virbac. Il est composé de cinq membres qui collaborent étroitement et prennent leurs décisions de manière collégiale. Ce fonctionnement favorise la réflexion commune et la recherche d’un consensus.

Que ce soit pour la vision long terme ou les besoins opérationnels, les échanges entre les membres du directoire sont fréquents et ne se limitent pas aux réunions formelles du directoire. Cette organisation flexible permet d’atteindre un niveau de réactivité élevé dans la prise de décisions stratégiques.

Le directoire rend compte de ses travaux au conseil de surveillance et soumet à son approbation formelle toute opération stratégique du Groupe.

Il s’appuie dans ses travaux sur un dialogue régulier avec les membres du comité stratégique. Outre les membres du directoire, ce dernier regroupe les neuf directeurs fonctionnels et les cinq directeurs de zone du Groupe.

LE CONSEIL DE SURVEILLANCE

Il assure le contrôle permanent de la gestion du directoire, l’examen régulier des comptes et de tous les projets et investissements significatifs. Le conseil de surveillance est composé de six membres dont trois membres indépendants :

  • Marie-Hélène Dick
    MARIE-HÉLÈNE DICK
    présidente
  • Jeanine Dick
    JEANINE DICK
    vice-présidente
  • Olivier Bohuon
    OLIVIER BOHUON
    membre indépendant
  • Philippe Capron
    PHILIPPE CAPRON
    membre indépendant
  • Pierre Madelpuech
    PIERRE MADELPUECH
    représentant permanent de la société Asergi
  • Grita Loebsack
    GRITA LOEBSACK
    membre indépendant
  • Xavier Yon
    XAVIER YON
    représentant permanent de la société XYC, censeur

Le conseil de surveillance s’appuie dans ses travaux sur deux comités spécialisés, le comité d’audit et le comité des rémunérations. Il est assisté d’un censeur, Xavier Yon, qui dispose d’une voix consultative.

COMITÉ D’AUDIT
Le comité d'audit est chargé :

  • de s'assurer du suivi du processus d’élaboration de l’information financière ;
  • de s'assurer de l'existence et de l'efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques ;
  • d’émettre une recommandation sur les commissaires aux comptes proposés à la désignation par l’Assemblée générale ;
  • du suivi de la réalisation par les commissaires aux comptes de leur mission ;
  • de s’assurer du respect par les commissaires aux comptes des conditions d'indépendance ;
  • d’approuver la fourniture par les commissaires aux comptes de services non interdits autres que la certification des comptes ;
  • de rendre compte au conseil de surveillance de l’exercice de ses missions.

Il est constitué de Philippe Capron, président, Olivier Bohuon et Pierre Madelpuech.

COMITÉ DES RÉMUNÉRATIONS
Le comité des rémunérations a pour principales missions :

  • de formuler des recommandations et propositions concernant la rémunération des membres du directoire ;
  • d’être informé de la politique générale des ressources humaines du Groupe et plus spécifiquement la politique de rémunération des principaux dirigeants du Groupe ;
  • d’examiner les propositions et conditions d’attribution des plans d’actions de performance ;
  • de formuler des propositions concernant les montants des jetons de présence des membres du conseil de surveillance.

Il est constitué de Marie-Hélène Dick, présidente, Olivier Bohuon et Grita Loebsack.

CENSEUR
Xavier Yon, représentant permanent de la société XYC.

COMMISSAIRES AUX COMPTES
La société Deloitte & Associés, représentée par Hugues Desgranges et Vincent Gros.
La société Novances-David & Associés, représentée par Jean-Pierre Giraud.

Développement durable

Culture d’entreprise, responsabilité économique et sociale, citoyenneté, environnement :
depuis près de 50 ans, virbac poursuit une politique qui s’inscrit dans la durée.

ACTIONS DE
LA FONDATION
        RAPPORT GRI

Rapports financiers

Informations financières, rapports semestriels et annuel…

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